Autres éléments épinglés: les enquêtes disciplinaires et l'usage des armes des policiers.Le président du Syndicat national de la police grand-ducale (SNPGL), Albert Ressel, a rappelé que le procureur Robert Biever a fait remarquer récemment que le service de police judiciaire et les sections de recherche et d'enquête criminelles connaissent de plus en plus de problèmes à recruter du personnel: «Est-ce à cause des conditions de travail? A cause des permanences? On ne sait pas...Toujours est-il que lors des aménagements de la loi sur la police et de l'Inspection générale, il faudra trouver une solution: les services concernés ont besoin de personnel supplémentaire.»
Il conviendrait également d'adapter la loi sur l'usage des armes, qui date de 1973. Si, à première vue, le policier dispose de bon nombre de possibilités où et comment utiliser ses armes, la réalité serait autre: «Ce n'est pas toujours à l'avantage du policier.»
En clair: la loi actuelle serait trop «stricte» en ce qui concerne les conditions dans lesquelles le policier peut utiliser son arme à feu et protégerait plus le voyou que le policier. A ce sujet, le SNPGL a donné un mémoire au ministre de la Justice, afin qu'il modifie la loi actuelle.
Selon le président, les droits des policiers impliqués dans une affaire disciplinaire doivent être améliorés, notamment en ce qui concerne l'accès au dossier.
Des modifications s'imposeraient aussi pour les différentes carrières. «Le niveau de recrutement doit être augmenté», a affirmé M. Ressel. Il faudrait le fixer à une 1re classique, respectivement une 13e technique, pour la carrière des inspecteurs (au lieu d'une 3e classique/11e technique) et à rendre également plus difficile les conditions d'accès pour les carrières de brigadier: «Les procédures deviennent de plus en plus compliquées, les lois plus complexes. Il faut donc adapter aussi le recrutement.»
RdM/point24.lu
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