Depuis 1988 le charismatique chanteur des Smiths, groupe rock culte des années 80, poursuit sa carrière en solo et enchaîne les albums avec plus ou moins de succès. Ses chansons dépeignent toujours avec talent les angoisses adolescentes, son manque d’amour, ses failles… un chant plaintif et des paroles déprimées sur un corps rutilant.
Ceux qui se demandaient si à cinquante ans, Morrissey disposait toujours en concert de sa classe et de sa voix d’éternel crooner, ont trouvé la réponse vendredi soir dans le club de la Rockhal.
Enchaînant dès le début du concert This charming man, Irish blood English heart, Black cloud, How soon is now, le ton était donné: le concert serait composé de chansons de son nouvel album, des perles de son répertoire solo mais aussi de tubes des Smiths; des titres majeurs repris en chœur par un public de connaisseurs parmi lesquels certains arboraient la banane et les cheveux gominés en parfait mimétisme avec leur gourou.
Sur scène, cinq talentueux jeunes musiciens – qui manipuleront au passage tous les types d’instruments, de la trompette à l’accordéon jusqu’au gong chinois – accompagnent un Morrissey cabotin, qui interagit avec le public et dont la voix inchangée depuis 30 ans ne faiblira pas pour livrer un concert parfait et confirmer son statut d’idole auprès de nombreux fans.
Jean-Luc Delorme
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